Après avoir accroché le Mexique lors de leur entrée en lice, les Amazones U20 ont vécu un après-midi cauchemardesque face à une Argentine impitoyable, s'inclinant lourdement 8-0. Un revers sévère qui n'élimine pourtant pas mathématiquement l'équipe béninoise de la course à la qualification, à condition de réagir face à la Pologne.
« Face à l'Argentine, l'apprentissage du très haut niveau a été difficile. Mais les épreuves font aussi partie du chemin vers les grandes victoires. »
— Romuald Wadagni, Président de la République du Bénin
Une déroute sur tous les plans
Les Béninoises avaient pourtant l'occasion d'ouvrir le score d'entrée et de faire basculer la physionomie de la rencontre. Mais le manque de solidarité collective en attaque a coûté cher : devant le but, l'individualisme n'a pas pardonné, tandis qu'une défense dépassée cédait face au réalisme froid de l'Albiceleste.
Cette désillusion s'explique par une domination argentine dans quasiment tous les compartiments du jeu. Physiquement, les Amazones ont souffert face à l'intensité imposée par l'adversaire. Tactiquement, les espaces concédés et les déséquilibres se sont multipliés. Techniquement, les erreurs individuelles se sont accumulées. Et mentalement, l'équipe a progressivement sombré après l'ouverture du score argentine.
Un goal-average sévèrement impacté, mais pas d'élimination
Ce revers cinglant rappelle les exigences implacables du très haut niveau mondial et pèse lourdement sur la différence de buts du Bénin. Pour autant, les Amazones ne sont pas éliminées de la course à la qualification pour les huitièmes de finale.
À l'issue de la phase de groupes, les deux premières équipes de chacun des six groupes obtiennent leur billet direct, soit douze équipes qualifiées. S'y ajoutent les quatre meilleures troisièmes places parmi l'ensemble des poules, portant le total à seize équipes qualifiées. Le Bénin conserve donc une chance mathématique de figurer parmi ces meilleurs troisièmes, à condition d'obtenir un résultat positif face à la Pologne, pays hôte, le 11 septembre prochain.
L'heure de la remobilisation
Après ce cauchemar argentin, place désormais à l'analyse et à la remobilisation. Les insuffisances devront être identifiées et les leçons de ce 8-0 pleinement assimilées, mais sans sombrer dans le découragement. Les Amazones devront jouer leur dernière carte à fond face aux Polonaises pour garder espoir.
« Gardez la tête haute, croyez en votre talent, en votre travail, en votre union. Le football réserve ses plus belles pages à ceux qui osent se relever. »
— Marcellin Bocovè, Président de la FBF
Malgré la sévérité du score, les Amazones ont pu compter sur les messages d'encouragement de grandes personnalités du pays, venues rappeler que ce revers fait partie du parcours vers les sommets.



